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400 ans déjà, en 1608, Samuel de Champlain fondait la Nouvelle-France à Québec, accompagné de son équipage dont faisait parti Mathieu Da Costa. Ces
navigateurs, nouveaux arrivants, ont survécu grâce aux connaissances indispensables des autochtones, les occupants de ses terres. Les prémisses d’un Québec interculturel étaient alors tissées.
La ville de Québec a connu plusieurs vagues d’immigration. Du XVIIe siècle au XIXe siècle, plus d’un million d’hommes et de femmes, majoritairement des Français, puis des Écossais, des Irlandais, des Anglais et des Allemands
débarquent à Québec et, généralement, y font souche. Au début du XXe siècle, la ville accueille près de 1 000 Européens par jour en saison de navigation. Des
Italiens, des Grecs et des Juifs d’Europe de l’Est, notamment, s’y établissent.
Depuis les années 1960, des hommes et des femmes viennent d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine pour faire leur vie à Québec.

Voilà donc 400 ans que des cultures multiples se découvrent, se côtoient et se mêlent dans la ville de Québec. Ainsi, sous des apparences homogènes, la
population québécoise plonge ses racines dans des sources françaises, irlandaises, allemandes, chinoises, latino-américaines, roumaines et maghrébines.
Aujourd’hui, en 2008, là où le fleuve se rétrécit, un monde s’agrandit et s’enrichit. L’exposition, Québec intercultural depuis 400 ans déjà, affiche les 400 ans d’histoires d’hommes et de femmes, les 400 ans d’histoires communautaires
qui révèlent 400 ans de participation à l’histoire et à la ville de Québec.
Québec interculturel 2008 vous souhaite un bon voyage dans les mémoires d’une ville et de ses habitants qui ont fait de Québec la ville de leurs espoirs et de leurs réalisations.
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